Un lieu ouvert à tou-te-s

La Flèche d’or est un lieu ouvert à tou-te-s, il nous paraît donc important de rappeler quelques principes que l’on souhaite voir appliqués ici.

Ce lieu est un espace en lutte contre les oppressions systémiques. Nous mettrons tout en oeuvre pour que tout le monde s’y sente au mieux.

De ce fait, face à toute situation problématique, nous nous engageons à réagir collectivement et en accord avec les principes politiques posés ici.

Prix libre

Nous avons voulu que les portes de la Flèche d’or soient ouvertes à tou-te-s. Pour cela, l’entrée se fait par une participation à la soirée au prix libre. Pour que cela fonctionne et que nous puissions faire vivre durablement ce lieu, rémunérer les intervenant-e-s justement, et assurer un accueil de qualité à tout le monde, chacun-e est invité-e à participer selon ses moyens et selon le prix qui lui semble juste

Nous désapprouvons toute attitude classiste ou jugement sur la participation des unes et des autres.

Alcool et drogue : faire attention à soi et aux autres

La Flèche d’or dispose d’un bar débitant des boissons alcoolisées ou non, à prix doux.
Il ne nous revient pas de juger les pratiques de consommation des un-e-s et des autres, mais nous tenons à offrir à tou-te-s un cadre où tout puisse se passer au mieux. C’est pourquoi :

  • du matériel de réduction des risques liés aux pratiques festives sera à disposition gratuitement pour chaque évènement organisé au sein du lieu ;
  • les équipes du bar sont libres de refuser de servir de l’alcool à des personnes qu’elles considèrent ou perçoivent comme ayant déjà atteint un taux important d’alcoolisation, et aux personnes mineur-e-s ;
  • la (sur)consommation de produits n'excuse pas les comportements oppressifs (cf. ci-dessous), aucun comportement défiant le consentement ou le respect des autres ne sera toléré ;
    toute consommation de drogues dans l’enceinte du lieu sera passible d’exclusion, de même que la consommation d’alcool apporté de l’extérieur.
Consentement

Pour nous, le consentement se résume par cette phrase “si ça n’est pas oui, c’est non”.
Et cela s'applique à tout un tas de situations, entre autres :

  • ne pas avoir l’envie ou le temps de discuter avec tout le monde, ou de répondre à des questions qui nous dérangent...
  • ne pas avoir à entendre des remarques sur notre tenue vestimentaire, notre corps, notre coupe de cheveux,...
  • ne pas avoir à rentrer physiquement en contact avec quelqu’un-e, de laisser quelqu’un-e toucher notre corps (pour info, les cheveux ça fait partie du corps)...
  • ne pas avoir envie d’être pris-e en photo.

Si vous vous sentez défié-e-s dans votre consentement, n’hésitez pas à venir en discuter avec un-e des personnes présentes à l’accueil, au bar, ou à l’un-e des organisateur-ices de l'événement.

Violence

Aucune forme de violence (agression physique, morale) ne sera tolérée, qu’elle soit dans le public, au sein des artistes ou des équipes bénévoles et organisatrices.

Nous mettons en place un processus de gestion de ces situations qui protège la victime.

Quoi faire ?
Envers la personne victime de l’agression :

  • prendre son témoignage et la reconnaître justement
  • la protéger de la personne responsable.

Envers la personne responsable de l’agression :

  • prendre son témoignage et rester objectif-ve
  • la prendre à part et lui expliquer que son comportement n’est pas acceptable,
  • lui demander au besoin de s’éloigner de la personne victime, ou de s’en aller du site.

Exclusion : en cas d’abus, de mauvaise foi, ou de volonté manifeste de nuire à une ou plusieurs personne et/ou de ne pas respecter les règles de fonctionnement du lieu, la personne pourra être exclue de la soirée. Voire à plus long terme, ne plus être la bienvenue au sein de la Flèche d’Or. Cette réponse intervient de façon exceptionnelle et en dernier recours face à l’absence d’alternative plus satisfaisante.

Autorités : Le système judiciaire-carcéral est traversé de toutes parts par des représentations racistes, sexistes, classistes et LGBTQI-phobes. Parce que toute personne entrant dans ce lieu engage sa responsabilité, nous nous faisons confiance pour ne pas être obligé-e-s de faire appel à toute forme d’autorité (service de sécurité, police).

Armons-nous de patience, bienveillance et d’explications mutuelles pour que la cohabitation de tou-te-s au sein de la Flèche d’Or se fasse au mieux… et préparons-nous à l’éventualité de quelques moments de conflictualité constructive.

Genre

Le genre est une construction sociale et nous défendons l’idée que chacun-e est libre d’autodéfinir le genre dans lequel il/elle/iel se reconnaît. Cela implique de ne pas remettre en question la façon dont chacun-e se définit.

En cas de doute sur le genre d’une personne, ce n’est en aucun cas un jeu de devinettes. Il suffit de lui demander quels sont les pronoms qu’elle utilise (il, elle, ou iel), et de s’y conformer.

Ne pas respecter le genre par lequel quelqu’un-e se définit s’appelle mégenrer quelqu’un-e. Si c’est un accident, on a le droit de se tromper et de s’excuser. Si c’est fait délibérément, c’est un acte d’agression de cette personne qui appellera une réponse adaptée de la part des équipes présentes sur place.

Autodéfinition

Certain-e-s d’entre nous s’auto-définissent en utilisant des termes considérés par d’autres comme insultants ou dégradants.
C’est une prise de pouvoir pour soi qui est légitime pour les personnes concernées par ces termes qui sont toutefois des insultes grave dans la bouche des personnes non concernées. Donc ce n’est pas parce que quelqu’un-e se dit par exemple pédé-e, gouine, pute… que cela autorise les personnes non-concernées à utiliser ces termes.

Si ces sujets vous posent question, nous mettons à disposition des ressources dans la bibliothèque.

Lutte des classes

Ne pas respecter/moquer l'expression orale et écrite, les connaissances, les savoirs-faire, les goûts esthétiques et vestimentaires est aussi une discrimination, qu’on appelle classisme.
La Flèche d'Or est un espace dans lequel nous souhaitons remettre en question la reproduction des privilèges et l'hégémonie des capitaux culturels. Apprendre à côtoyer d'autres groupes sociaux que le sien, c'est le premier pas vers la solidarité de classe.

Discrimination

Les discriminations sont partout, tout le temps, individuelles ou systémiques.
Les comportements ou propos discriminatoires, violents, et/ou oppressifs au sein de La Flèche d’Or ne seront en aucun cas tolérés.

Non mixité, mixité choisie et mixité

La non-mixité se définit comme la pratique consistant à organiser des rassemblements, des événements ou des réunions réservées aux personnes appartenant à un groupe social opprimé ou discriminé.

La mixité choisie est une pratique quasi-identique, la seule différence étant l'inclusion de plusieurs groupes sociaux opprimés ou discriminés au lieu d'un seul.
Nous soutenons cette pratique en tant que tel, et encourageons celles et ceux qui estiment avoir besoin de l’utiliser à le faire lors d’ateliers.

Enfin la mixité, c'est le fait d'inclure tout le monde, même les personnes non concernées et les groupes sociaux dominants.

La non mixité ou la mixité choisie sont des outils politiques pertinents quand il s’agit de partager des vécus, de s’organiser, de construire des revendications. Dans le cas de soirées festives, il nous sera difficile d'assurer une mixité choisie ou une non mixité. Nous nous engageons en revanche à faire le nécessaire pour que la cohabitation de tou-te-s durant ces moments se passe au mieux.